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AMIZMIZ LODGE DES VILLAS ROMANTIQUES AU COUR DE LA NATURE

À une quarantaine de kilomètres de la cité ocre, dans un environnement naturel préservé, Amizmiz Lodge est un havre de paix qui allie le charme du passé à un confort contemporain

Installé au Maroc en 1932, Henri Dubois-Roquebert devint le chirurgien de SM. Mohammed V puis de SM. Hassan II. Assassiné en 1971, lors des tragiques événements de Skhirat, il a vécu l’exil du monarque autant que son retour puis l’Indépendance du Maroc. Dans les années quarante, venant y soigner le caïd, il découvre Amizmiz où il fait bâtir une demeure. Vivant à Rabat, les Dubois-Roquebert ont dû se séparer de leur maison, mais ont conservé le terrain. Ti y a trois ans, Bruno et sa sour Béatrice ont l’idée de créer Amizmiz Lodge et y font construire sept villas dans lesquelles ils installent le mobilier familial d’origine. Inauguré le 25 août 2005, ce lodge, est voué à accueillir des hôtes de marque. Un lieu dédié à la mémoire du Dr Dubois-Roquebert. En novembre 2005, son fils bruno a été décoré par S.M. Mohamed VI du grand cordon du wissam alouite/ sur la route d’almizmiz, les douars se succèdent. Sous l’ombrage des oliviers centenaires paissent des moutons, une sérénité d’un autre temps. Depuis le belvédère , on découvre la chaîne de l’Atlas, la plaine du Haouz ainsi que la vallée qui mène au vilage d’Azrou. Au-delà du col, les excursions sont magnifiques. Amizrniz Lodge n’est qu’à quinze minutes du barrage de Laila Takerkoust, où l’on pratique le jet-ski et tous les sports nautiques. À dix kilomètres, les sources d’Imin Tala sont à voir absolument. Sans oublier le souk hebdomadaire et les randonnées à cheval ou en VTT. Une des villas est consacrée à la restauration. Par les baies vitrées, la lumière entre à flots. Des boiseries rehaussent le tadlakt beige rosé des murs, alors que le sol se pare de bejmats naturels. Les meubles en chêne foncé datent de l’époque de la maison. Une comtoise, horloge ancienne, égrène les heures. Les rideaux fauves et les stores créent une parfaite harmonie. Les soirs d’hiver, une flambée crépite dans la cheminée en tadlakt ocre, ornée d’une frise excisée, qui ondule tout autour du foyer. Sur le linteau est posé un vieux moulin à café, pour une atmosphère empreinte de nostalgie. La verrerie précieuse est rangée dans une vitrine au dessus de marbre gris. Les nappes sont brodées et la vaisselle en porcelaine. Dans un angle trône une vasque en cuivre sur un trépied de fer forgé. Au plafond, une lampe de mosquée. Des matériaux simples ont été choisis : carreaux de ciment dans des tons de terre, fabriqués à Amizmiz, menuiserie façon noyer. La cuisine, qui mélange avec finesse les traditions berbères, marocaines et françaises, est destinée aux hôtes, mais également, sur réservation, à la clientèle extérieure. Une immense terrasse en bejmats prolonge le restaurant. Au cour de la verdure sont installées des tables nappées de blanc, de confortables chaises en fer forgé. Amizmiz Lodge offre une vue à couper le souffle sur la vallée. Plus loin, la piscine à débordement, entourée de pruniers, grenadiers, noyers, oliviers. Avec fierté, Bruno Dubois-Roquebert ajoute « Nous n’avons coupé aucune branche d’arbre pour construire. Sur les cinq hectares de notre propriété, un seul a été exploité afin de préserver l’environnement ». Les chants d’oiseaux retentissent de toutes parts. Une seguia court dans la propriété, avec sa végétation propre, comme la salsepareille. Des petits ponts de bois permettent de franchir le petit canal. Des chemins dallés serpentent entre les arbres et mènent d’une villa à l’autre. Lorsque la nuit tombe, les lanternes s’illuminent une à une et dessinent un chemin de lumière sous la voûte étoilée. Nous longeons une haie de troènes puis un jardin de cactus qui surplombe un muret d’ardoises très zen. La conception du domaine a été réalisée en étroite collaboration avec l’architecte de Rabat, Claire Patteet, qui en a parfaitement compris la philosophie. Chaque villa possède sa propre terrasse, délimitée par une grille de fer forgé. Certaines ont vue sur la piscine, posée au creux de la montagne comme un bijou dans son écrin. Une grande porte façon noyer, avec sa ferrure traditionnelle en cuivre, ouvre sur de véritables suites luxueuses et d’un goût affirmé. Le mobilier ancien mêle sans heurts les époques, tel ce chiffonnier Napoléon III qui voisine avec des meubles Directoire et des tableaux orientalistes originaux des années trente. Chaque détail a été pensé avec soin, pour un luxe sobre, à l’image de ces appliques à pampilles ou ces chandeliers XVIIIe siècle en argent. Dans les chambres spacieuses, des alcôves forment les têtes de lit, dans des tons aubergine clair ou beige rosé. Au sol, des carreaux de ciment, dont les couleurs varient d’une villa à l’autre, dessinent des frises dans un esprit très sixties. Les murs se couvrent de tadlakt brun clair, saumon ou naturel. Une table basse en moucharabieh années soixante-dix côtoie un fauteuil XVIIIe et une poterie chinoise.

Si quatre villas disposent de quatre-vingt mètres carrés, la cinquième a une superficie de cent quarante mètres, Particulièrement luxueuse, elle s’ouvre sur une très belle pièce d’antiquité, un cabinet espagnol aux multiples tiroirs. La place d’honneur revient au portrait de SM. Mohammed V aux côtés du Dr DuboisRoquebert. D’ailleurs, le fauteuil sur lequel s’est assise Sa Majesté est toujours là, tout comme le samovar offert par le Roi. Le buste représente Madame du Barry, favorite de Louis XV. Le tapis de bejmat est façonné de carreaux turquoise, la cheminée à colonnes de tadlakt beige et ocre foncé excisé. Qu’il fait bon rêver sur la terrasse encadrée de grenadiers !

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